Archive for October, 2011

Culture des résultats et Banque Mondiale

La pression internationale s’est beaucoup accrue sur les organismes de coopération pour le développement pour qu’elle mette en lumière la valeur ajoutée de leurs actions. Désormais, la culture des résultats est imposée dans la gestion de l’aide et depuis 2003, la Banque note dans un rapport l’importance qu’elle va accorder aux résultats et à l’efficacité  de ses activités de développement.

Cette démarche axée sur la culture des résultats a d’abord été instituionnelle. Elle est apparue en effet lorsqu’ un travail rétrospectif sur dix ans de l’évolution des activités de suivi et d’évaluation a été effectué au sein de la Banque dans le but de centrer les efforts sur la mise en œuvre du portefeuille de projets et d’intensifier la surveillance de l’efficacité du développement.

Au niveau international, plusieurs événements ont participé à l’augmentation des pressions exercées sur les pays, la Banque et les bailleurs de fonds pour qu’ils mettent plus en évidence les résultats de l’aide au développement. C’est ainsi que le cadre de développement intégré, l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés, l’Accord relatif à la treizième reconstitution des ressources de l’IDA et les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté sont autant d’initiatives visant à réaliser un lien direct entre les enveloppes d’aide au développement  et la présentation des résultats.

Au sein de la Banque, le Forum stratégique de 2002[1] s’est imposé la mission de mesurer à chaque fois les résultats obtenus et les faire connaître. En septembre 2002, fût lancée l’initiative visant à « améliorer la mesure et le suivi du développement et la gestion axée sur les résultats »[2]. Cette initiative cherche à imposer un programme d’action pour le renforcement de la culture des résultats au sein de la Banque et des pays « clients ».


[1] Depuis ce forum est devenu le Forum sur l’exécution des opérations qui est le lieu où chaque année la direction de la Banque peut exposer les progrès accomplis et décider des différentes dispositions à prendre et du suivi de la mise en œuvre des projets de développement.

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Risque et organisation : un point de vue sociologique

” La performance d’une entreprise se mesure aux résultats qu’elle a réussi a atteindre, un point c’est tout.” Ce constat trivial, énoncé par un responsable national d’une très grande entreprise française, sert néanmoins souvent de point de départ à l’activité d’organiser. En effet, en un premier sens, organiser consiste à définir un objectif et à mettre en œuvre les moyens pour y parvenir. Pour atteindre le résultat qu’elle s’est fixé, toute entreprise cherche donc à rationaliser ses ressources internes en spécifiant des règles de fonctionnement, des procédures, des règlements… bref, tout un dispositif susceptible de structurer les activités professionnelles1 qui se déroulent en son sein. Autrement dit, pour arriver à leurs fins, les industriels cherchent à “mettre en ordre” l’ensemble des actions de travail selon un plan défini a priori et garantissant de façon optimale l’atteinte des résultats escomptés. Organiser reviendrait alors à “faire faire des choses” étant entendu que les principes et les méthodes qui gouvernent les actions de travail font l’objet de “choix préliminaires”, c’est-à-dire de décisions d’organisation préalables (Simon, 1983).

 A partir de cette première définition, la nature des risques qui pèsent sur l’organisation apparaissent plus clairement : le risque concerne tout événement, tout dysfonctionnement susceptible de provoquer un écart significatif entre un objectif assigné à l’organisation et la réponse effectivement mise en œuvre par celle-ci. ( Lire la suite )